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Decorative Arts
Assiette : L'Adultère de Vénus et de Mars
by Anonyme , Romain, Jules
Musée du Louvre
Décor « a istoriato » en plein : l'Adultère de Vénus et de Mars, d'après Jules Romain. Inscription au revers : Inscription : "Adultéri dé vénéré / et marzo".
Decorative Arts
Statuette : Mercure tenant la bourse du commerce
by Anonyme
Musée du Louvre
Mercure est représenté nu, sans couvre-chef mais pourvu de l'attribut qui permet de l'identifier, la bourse du commerce ; la gauche tenait peut-être un caducée.
Decorative Arts
Coupe basse
by Anonyme
Musée du Louvre
Coupe basse, bord renversé composé de vingt-six cannes à filets blancs quadrillés séparées par vingt-six autres cannes de filets simples blancs placés entre deux filets de verre incolore (décor a retorti). La partie basse est fracturée.
Decorative Arts
Vase balustre
by Anonyme
Musée du Louvre
Vase en forme de balustre à col droit légèrement évasé dans sa partie basse. Le vase est entièrement décoré de filigranes d'émail blanc a fili e a retorti. Sur la panse, le lion de Venise et l'aigle impérial deux fois répétés. La partie inférieure de la panse est godronnée. Le pied et le noeud du pied sont lisses et sont également en vetro a fili e a retorti.
Decorative Arts
Coupe sur pied
by Anonyme
Musée du Louvre
Petite coupe sur pied formé d'un balustre et d'un noeud ; la coupe présente un bassin profond et un bord horizontal ; décor filigrané (a fili et a retorti).
Decorative Arts
Nef
by Anonyme
Musée du Louvre
Nef sur piédouche. Verre filé. Filets bleus, dorure. Oiseau au corps enroulé.
Decorative Arts
Feuillet gauche d'un diptyque : la Vierge entre sainte Catherine et saint Jean
by Anonyme
Musée du Louvre
La plaque est cernée d’une mince bordure plate. Le haut du feuillet est occupé par une rangée de trois arcs trilobés champlevés de grands trèfles et soulignés de crochets feuillus ; des motifs tréflés champlevés ornent les écoinçons. Au centre, la Vierge couronnée est coiffée d’un voile court et vêtue d’un manteau drapé transversalement en plis souples, qui laisse voir le bas de sa longue robe. Elle regarde l’Enfant tenant une pomme, qu’elle porte sur le bras gauche et auquel elle semble tendre la fleur qu’elle tient dans la main droite. A gauche sainte Catherine, couronnée, est munie de la palme des élus et de son attribut, la rose. A droite, saint Jean tient la palme et le Livre. Les deux saints sont aussi vêtus d’une longue robe recouverte d’un manteau drapé transversalement. La représentation de la Vierge entre deux saints n’est pas très fréquente sur les ivoires gothiques, bien que le Louvre en conserve plusieurs exemples (cf. OA 9355, OA 129, OA 9331 et OA 6455). Ce petit feuillet est tributaire du style des grands diptyques de la Passion, mais s’en différencie par un travail vif et rapide, très visible dans le rendu des chevelures. Ce type de travail caractérise un groupe d’ivoires de qualité courante, du dernier tiers du XIVe siècle, dont la localisation reste discutée.
Decorative Arts
Monstrance-reliquaire
by Anonyme
Musée du Louvre
La monstrance est formée d’un cylindre de verre entouré d’une monture architecturale, surmontée d’un couvercle à clochetons. Elle repose sur un pied aplati, découpé en six lobes irréguliers sur lesquels sont gravées diverses représentations : le Christ portant sa croix, Dieu le Père créant les astres, ou plutôt la vision de l’empereur Auguste de l’ara coeli, ce qui expliquerait mieux la présence de la Vierge à l'Enfant debout sur le croissant de lune dans le lobe suivant, puis le Christ entre deux colonne (inscription : « Nazaren… ») et l’Ange et la Vierge de l’Annonciation. Le nœud est orné de bossettes portant l’inscription IHS et les lettres du nom MARIA. Les architectures complexes inspirées du gothique flamboyant, qui entourent le cylindre de verre (autrefois sans doute de cristal de roche), abritent de minuscules statuettes de la Vierge et saint Jean, saint Paul et saint Pierre, et sur les côtés, d’un saint et une sainte non identifiés. Le couvercle, d’où pendent deux clochettes, est gravé de médaillons ornés de têtes de chérubins et de feuillages. Il est surmonté d’une flèche sous laquelle est placée une statuette de la Vierge à l’Enfant ; en haut de la flèche est fixé un crucifix qui n’est pas d’origine. Les monstrances reliquaires permettant d’apercevoir les reliques, ou l’hostie dans les exemples les plus tardifs, apparaissent au début du XIIIe siècle et connaissent encore un vif succès aux XVIe et XVIIe siècles. Leur développement est sans doute lié au perfectionnement du travail du cristal de roche dans lequel était taillé le flacon ou le cylindre qui contenait la relique. Bien que des monstrances rappelant le type de celle-ci aient été exécutées dès les dernières décennies du XIVe siècle, le reliquaire du Louvre est un exemple frappant de l’attachement aux formes gothiques à l’époque de la Renaissance. En effet, les représentations du pied, réalisées d’après des gravures sans doute allemandes, suggèrent une date dans la seconde moitié ou à la fin du XVe siècle. Il est possible que la calotte du couvercle ait été refaite (sa forme hémisphérique est cependant attestée par d’autres exemples) ou du moins qu’elle ait été regravée car le style de son décor est différent de celui du pied.
Decorative Arts
Pied de calice ou de reliquaire transformé en chandelier
by Anonyme
Musée du Louvre
Le pied est à six lobes dessinés suivant des courbes et des contre-corubes, garnis sur leurs tranches d'une frise ajourée de quatrefeuilles de style gothique. Sur la partie supérieure du pied sont repoussés trois groupes de feuillages de chêne, alternant avec des médaillons circulaires recouverts d'émaux représentant trois personnages à mi-corps. Le noeud qui interrompt, vers la moitié de sa hauteur, la tige, ornée de moulures saillantes, affecte la forme d'un édifice gothique composé d'une série de gables très aigus séparés par des contreforts. L'intérieur des niches ainsi obtenues est garni d'un fond recouvert d'émail bleu translucide. Au centre de la bobèche, une pointe aiguë destinée à recevoir le luminaire.
Decorative Arts
Statuette de calvaire : saint Jean
by Anonyme
Musée du Louvre
La statuette, en ronde-bosse, représente un personnage à l'aspect juvénile : les cheveux bouclés, le visage empreint de tristesse, il tient un livre et lève la main gauche en signe de douleur. Il est vêtu d'une robe sur laquelle passe un long manteau ; celui-ci, ramassé sur les avant-bras, forme d'abondantes chutes de plis sur les côtés et retombe sur le devant en dessinant une suite de plis en V. Le bas de la robe traîne en biais sur le sol, accentuant ainsi l'attitude légèrement hanchée du personnage. Il s'agit d'une figure de saint Jean, autrefois placée sur la gauche d'un Christ en croix et auquel faisait face une figure de la Vierge. Le profil du socle sur lequel il est placé et qui évoque un petit chapiteau, montre qu'il provient d'un ensemble de bronze, où la base de la croix du Christ se trouvait entre les deux chapiteaux sur lesquels se dressaient les figures de la Vierge et sains Jean, selon une disposition attestée dès la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Cette gracieuse statuette est cependant plus tardive. Son drapé très élaboré, élargi par des chutes de plis sous les bras, et la relative minceur de son profil la situent dans le courant artistique qui s'est développé dans le second quart du XIVe siècle et auquel appartient aussi la statuette de la Vierge à l'Enfant OA 6076.
Decorative Arts
Pyxide à décor de rosaces cruciformes et fleurons
by Anonyme
Musée du Louvre
Pyxide en cuivre doré, champlevé et émaillé, composée d’une boîte cylindrique et d’un couvercle conique à charnière. Le couvercle, sans graine, présente quatre médaillons circulaires à fond vert foncé, à losange doré avec croix blanche et bleue sur fond guilloché séparés par quatre fleurons blancs et vert foncé. Sur la boîte quatre médaillons identiques (analogues à ceux du couvercle) alternent avec quatre palmettes en simple réserve sur le fond bleu lapis. Les bords du couvercle et de la boîte sont soulignés d’un motif guilloché. L’élément terminal du couvercle et la cupule intérieure manquent.
Decorative Arts
Colporteur
by Anonyme
Musée du Louvre
Le colporteur semble fléchir sous le poids de sa malle. Sa main est encore crispée sur un objet disparu, qu'il devait proposer à l'attention de ses clients. Son expression fermée est encore accentuée par son chapeau trop grand, qui désigne un couvre-chef récupéré et lui couvre les yeux. La malle d'or, ornée de braillants comme le tricorne du colporteur, s'ouvre et révèle un premier volet en émail peint qui montre un homme courant sur une plage ; il porte une cape, une fraise et une sorte de cabasset, tous accessoires qui évoquent un Espagnol de fantaisie. Il détourne avec horreur les yeux d'une scène de naufrage.Sur le bateau en flammes flotte un drapeau au champ blanc chargé d'une croix rouge, la croix de Saint-Georges, qui désigne un vaisseau anglais, tandis que des ballots partent à la dérive. La devise en italien macaronique "Speranto mio niento" fait allusion à la destruction d'un précieux chargement, marquant l'anéantissement des espoirts de son propriétaire. Le revers de ce volet montre trois étages de marchandises bien rangées grâce à des ficelles dans sa hotte, qui sont séparées par l'inscription : "Marchandises de Vigos". On y reconnaît des denrées de luxe : de la vaisselle précieuse, une assiette, des flacons et des couverts, une coupe couverte en porcelaine bleu et blanc, un miroir et une boîte de café, une boîte à thé en porcelaine, un couteau pliant, des ustensiles de toilette, des bouteilles d'onguent, un collier de perles, un paquet de chocolat. L'indication "Marchandises de Vigos" fait allusion à la bataille navale de la baie de Rande dans l'estuaire de Vigo, le 23 octobre 1702, lors de la guerre de la Succession d'Espagne. Le compartement vide, à l'intérieur de la malle, est vraisemblablement destiné à contenir du tabac râpé supposé provenir, comme les autres marchandises, du butin de la bataille navale.