Monstrance-reliquaire

Decorative Arts

Monstrance-reliquaire

Artist — Anonyme
Museum — Musée du Louvre

Artist

Anonyme

Category

Decorative Arts

Museum

Musée du Louvre

Description

La monstrance est formée d’un cylindre de verre entouré d’une monture architecturale, surmontée d’un couvercle à clochetons. Elle repose sur un pied aplati, découpé en six lobes irréguliers sur lesquels sont gravées diverses représentations : le Christ portant sa croix, Dieu le Père créant les astres, ou plutôt la vision de l’empereur Auguste de l’ara coeli, ce qui expliquerait mieux la présence de la Vierge à l'Enfant debout sur le croissant de lune dans le lobe suivant, puis le Christ entre deux colonne (inscription : « Nazaren… ») et l’Ange et la Vierge de l’Annonciation. Le nœud est orné de bossettes portant l’inscription IHS et les lettres du nom MARIA. Les architectures complexes inspirées du gothique flamboyant, qui entourent le cylindre de verre (autrefois sans doute de cristal de roche), abritent de minuscules statuettes de la Vierge et saint Jean, saint Paul et saint Pierre, et sur les côtés, d’un saint et une sainte non identifiés. Le couvercle, d’où pendent deux clochettes, est gravé de médaillons ornés de têtes de chérubins et de feuillages. Il est surmonté d’une flèche sous laquelle est placée une statuette de la Vierge à l’Enfant ; en haut de la flèche est fixé un crucifix qui n’est pas d’origine. Les monstrances reliquaires permettant d’apercevoir les reliques, ou l’hostie dans les exemples les plus tardifs, apparaissent au début du XIIIe siècle et connaissent encore un vif succès aux XVIe et XVIIe siècles. Leur développement est sans doute lié au perfectionnement du travail du cristal de roche dans lequel était taillé le flacon ou le cylindre qui contenait la relique. Bien que des monstrances rappelant le type de celle-ci aient été exécutées dès les dernières décennies du XIVe siècle, le reliquaire du Louvre est un exemple frappant de l’attachement aux formes gothiques à l’époque de la Renaissance. En effet, les représentations du pied, réalisées d’après des gravures sans doute allemandes, suggèrent une date dans la seconde moitié ou à la fin du XVe siècle. Il est possible que la calotte du couvercle ait été refaite (sa forme hémisphérique est cependant attestée par d’autres exemples) ou du moins qu’elle ait été regravée car le style de son décor est différent de celui du pied.