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Bonbonnière ronde

Decorative Arts

Bonbonnière ronde

by Anonyme

Musée du Louvre

Bombonnière de carton verni jaune imitant l'aventurine, cerclée d'or et doublée d'écaille brune. La boîte est de forme circulaire avec un couvercle indépendant. Incrustation au milieu du couvercle d'une médaillon ovale à portrait peint en miniature de la reine Marie-Leczinska en buste, portan un fanchon de dentelle blanche et noire. Autour du médaillon, un cadre d'or gravé d'une frise dentellée retient le cristal chevé. Le dessous est incrusté en son milieu d'un même cadre d'or circulaire inscrivant une rosace d'or rapportée sur un fond d'émail violet translucide. Bordures d'encadrement en or gravé de filets et de doubles frises d'entrelacs.

Candélabre à sept lumières, d'une paire (avec OA 9948)

General Collection

Candélabre à sept lumières, d'une paire (avec OA 9948)

by Unknown Artist

Musée du Louvre

Candélabre à sept lumières reposant sur un socle triangulaire à trois pieds-toupies ; sur ce socle se dresse un haut trépied dont les montants torsadés sont terminés par des griffes de lion et surmontés d'une tête de satyre à cornes de bélier. Ces montants reposent sur trois chèvres accroupies et soutiennent un vase ovoïde d'où sortent les six bras lumière disposés en deux étages.

Bague

Decorative Arts

Bague

by Anonyme

Musée du Louvre

Bague à médaillon, avec portrait de jeune femme en miniature sous un cristal poli, entouré de petites roses. Sur les côtés, lys en argent.

Pièce d'échecs : Roi et ses conseillers

Decorative Arts

Pièce d'échecs : Roi et ses conseillers

by Anonyme

Musée du Louvre

De forme cylindrique, la partie antérieure formant comme un tympan. Sur la face, un roi assis, de face, vêtu d'une robe et d'un manteau, prend de la main droite une épée et de la main gauche un bouclier, que lui présentent deux serviteurs agenouillés. Au revers, cinq personnages à mi-corps, sous des arcatures ; l'un d'eux tient un faucon sur son poing.

Bague

Decorative Arts

Bague

by Anonyme

Musée du Louvre

Bague à chaton ovale avec au centre une chrysolite ovale jaune pâle facétée dans un double entourage de 12 petits rubis et de petits cristaux taillés, dans un serti clos.

Coffret : Adam et Eve au Paradis terrestre

Decorative Arts

Coffret : Adam et Eve au Paradis terrestre

by Anonyme

Musée du Louvre

Coffret carré, à deux vantaux, quatre tiroirs intérieurs. Les façades et l'intérieur des portes sont entièrement tapissés de légers rinceaux. A l'extérieur, ces mêmes rinceaux peuplés d'oiseaux encadrent les panneaux avec Adam et Eve au Paradis qui plaquent toutes les faces.

Plaque d'iconostase : Vierge à l'Enfant

General Collection

Plaque d'iconostase : Vierge à l'Enfant

by Anonyme

Musée du Louvre

La plaque (composée de onze fragments) présente la Vierge à l'Enfant en buste, identifiée par les fragments d'inscription "Mère de Dieu". La Vierge est inscrite dans un double médaillon décoré de triangles et de croix ; les angles de la plaque sont peints de motifs végétaux. Figurée de face, elle tient dans ses mains le Christ enfant bénissant installé dans un médaillon. Le type iconographique est ancien. Le l'Enfant Jésus est placé toutefois à l'intérieur d'un médaillon ovale comme sur la fresque de l'église Panagia Drossiani à Naxos. Le médaillon de forme ronde avec Christ Emmanuel sur les genoux de la Vierge apparaît sur le sceau du patriarche Photios (858-67 ou 877-86) et se diffuse, sur des icônes, des monnaies et des sceaux à partir du XIe siècle sous l'appellation la Vierge Nikopoios ou Vierge "de la Victoire". L'ensemble des plaques a été daté des IXe-XIe siècles, l'époque de la renaissance artistique à Constantinople sous les empereurs de la dynastie des Macédoniens (867-1056). Cette renaissance, au lendemain de la Crise iconoclaste, est caractérisée par un retour vers l'art antique et un attrait nouveau pour les arts d'inspiration orientale. La présence de la Vierge à l'Enfant parmi les quatre grandes plaques du Louvre, et celles de colonnes, de tores et de corniches, permettent de rapprocher ces éléments épars de ceux retrouvés dans les fouilles du "Monastère royal" à Preslav en Bulgarie entre 1969-1978. A partir des éléments retrouvés dans ces fouilles, il a était possible de reconstituer un revêtement d'un templon ou iconostase. L'iconostase, à l'origine des chancels du Bas-Empire, s'est développée dans les églises byzantines entre le IXe et le XIIe siècles, pour constituer bientôt une véritable cloison séparant le sanctuaire de la nef et supportant les icônes.

Pion de tric-trac : Samson et les renards

Decorative Arts

Pion de tric-trac : Samson et les renards

by Anonyme

Musée du Louvre

Pion de forme circulaire, bordure à croisettes, épais et de grandes dimensions ; un personnage à longs cheveux et dont le manteau flotte sur les épaules est représenté de profil à droite ; il porte de sa main gauche élevée une coupe d'où sortent des flammes ; de sa main droite, il tient par la queue quatre quadrupèdes. Sans doute s'agit-il d'une illustration de la vie de Samson attachant des brandons à la queue des renards pour incendier le blé des Philistins (Juges, XV, 4-5).

Crosseron à tête de gazelle

Decorative Arts

Crosseron à tête de gazelle

by Anonyme

Musée du Louvre

Ce crosseron est l’extrémité d’un bâton pastoral (ou « crosse ») qui est l’attribut symbolique des évêques et de certains abbés depuis le Moyen Âge. Il s’enroule sur lui-même et se termine par une tête de gazelle séparée de la partie polygonale par un anneau mouluré qu’on a parfois pu considérer comme un collier. Plusieurs objets analogues montrent l’animal tenant dans sa gueule une petite croix. On peut penser qu’il en était de même pour cet objet, la langue de l’animal ayant probablement été retaillée après cassure de la croix. La gazelle est un motif courant dans les ivoires du monde islamique. Il a inspiré les artistes de l’Italie méridionale et de la Sicile, au carrefour des routes commerciales de la Méditerranée. L’ivoirier a utilisé une épaisse plaque qu’il a ajourée avant de travailler les modelés. La volute a une section faite de huit pans coupés, à la beauté très géométrique. La stylisation de la tête de l'animal est très particulière, le museau affectant un peu une forme de bouteille ; les deux oreilles bien ourlées sont pointues ; le départ des deux cornes est lisse ; l'œil, indiqué par un simple trou de trépan, pouvait être incrusté d'une perle de verre.

Diptyque ou plaque de reliure : deux apôtres entourant un médaillon du Christ (voir OA 3850 bis). Jeu de tric-trac au revers

Decorative Arts

Diptyque ou plaque de reliure : deux apôtres entourant un médaillon du Christ (voir OA 3850 bis). Jeu de tric-trac au revers

by Anonyme

Musée du Louvre

Les deux plaques sont composées de manière identique : dans un espace délimité par une bordure à double moulure se tiennent, en vis-à-vis, deux apôtres ou deux évangélistes nimbés, un livre dans une main, sont vêtus d'une tunique recouverte d'un grand manteau. Entre leurs têtes apparaît celle du Christ barbu inscrite dans un médaillon que les deux personnages de droite désignent. Sur l'un des panneaux (A), le saint figuré à gauche, jeune et bouclé, correspond au type iconographique de saint Jean, tandis que celui qui lui fait face rappelle les images habituelles de saint Pierre. Sur le second panneau (B), le saint de droite pourrait évoquer saint Paul ou saint Marc. Il est difficile de reconnaître l'apôtre de gauche. Les inscriptions du panneau B ont été ajoutées dans un second temps. Ce diptyque religieux, sculpté au Ve siècle, probablement en Gaule, s'inspire, dans sa composition, des diptyques officiels de la basse Antiquité. Mais à la différence de ces derniers, les feuillets qui le composent ne portent aucune trace des charnières qui permettaient de les associer. Il est donc possible qu'il s'agisse plutôt de deux plaques conçues dès origine pour orner la reliure d'un manuscit. A la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, ces deux plaques ont été réunies et réutilisées, à des fins profanes : perforées pour laisser passer des lanières de cuir qui les réunissaient, elles ont été gravées, sur leurs revers, de motifs géométriques composant un jeu de tric-trac. On ignore quand les deux plaques ont été dissociées.

Statuette : Vierge à l'Enfant debout

Decorative Arts

Statuette : Vierge à l'Enfant debout

by Anonyme

Musée du Louvre

Coiffée d’un voile court qui laisse voir ses cheveux ondulés, la Vierge debout est vêtue d’une robe longue recouverte d’un manteau large et court, ramené transversalement sous le bras gauche pour former un drapé « en tablier ». Son hanchement suit la forme de la défense d'éléphant dans laquelle elle fut taillée. De la main droite, elle tendait sans doute une fleur à l’Enfant qu’elle soutient sur son bras gauche. Ce dernier, gracieux, dont la tête recollée est d’origine, porte la longue chemise qui laisse voir ses orteils nus ; posant la main droite sur la poitrine de sa mère, il tient une pomme dans la main gauche. Le groupe offre ainsi une signification symbolique : l'Enfant Jésus est un nouvel Adam, et la Vierge une nouvelle Eve. L'Incarnation du Christ répond à la malédiction du péché originel et est une promesse de résurrection. Les petits pieds potelés de l'Enfant insistent sur cet aspect réellement charnel. Contrastant avec la minceur du profil, le développement en largeur est bien caractéristique des ivoires parisiens des années 1320-1330. Le visage triangulaire de la Vierge aux traits fins, aux yeux en amande très étirés, au nez un peu long, au menton pointu et au léger sourire, est typique de l'idéal de beauté de l'époque.

Statuette : Vierge à l'Enfant trônant

Decorative Arts

Statuette : Vierge à l'Enfant trônant

by Anonyme

Musée du Louvre

Ce groupe monumental de la Vierge et l'Enfant témoigne des premiers développements de la statuaire mariale dans l'ivoirerie gothique. La Vierge-reine trône, tenant une pomme dans la main droite. L'Enfant Jésus, vêtu d'une longue chemise, est assis sur son genou gauche et tient lui aussi une pomme dans la main gauche, tandis qu'il bénit de la droite. L'ample manteau dont la Vierge est revêtue forme entre ses genoux un grand pli "à bec". Hormis pour l'Enfant Jus, légèrement désaxé, le sculpteur a privilégié une vision frontale du groupe et une organisation symétrique des drapés à partir du visage plein et régulier de la Vierge. Plusieurs éléments concourent à attribuer ce groupe puissant au nord de la France : ses drapés géométrisés évoquent les sculptures des archivoltes du portail occidental de la cathédrale d'Amiens, et son style présente des affinités avec celui de l'atelier "du diptyque de Soissons", dont l'activité se situe principalement dans cette région. Des traces de polychromie, en partie d’origine, soulignent les orfrois, les fleurons de la couronne et rehaussent le trône : motif pseudo-coufique (traces) sur le galon du col de la robe de la Vierge et galon de croisettes et de points sur son manteau, ligne de points dorés sur la robe de l’Enfant. Cette polychromie, utilisant de glacis vert et rouge sur or et une mixtion opaque blanchâtre, diffère de celle des ivoires parisiens de la même période. Située à une date assez précoce, cette statuette à la beauté austère pourrait constituer l'un des jalons qui menèrent à l'épanouissement des ateliers d'ivoiriers à Paris à partir du milieu du XIIIe siècle.