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Polyptyque de Floreffe

Decorative Arts

Polyptyque de Floreffe

by Anonyme

Musée du Louvre

En 1204, Philippe le Noble, comte de Namur, faisait don à l’abbaye ardennaise de Floreffe d’un fragment de la Vraie Croix qu’il tenait de son frère, Baudouin IX, comte de Flandre et de Hainaut, devenu la même année empereur de Constantinople, à l’issue de la prise de la ville par la quatrième croisade. La relique à peine arrivée à Floreffe, un miracle survint : le Saint Bois laissa en effet échapper quelques gouttes de sang. Cinquante ans plus tard, le jour de la fête de l’Invention de la Sainte Croix, le 3 octobre 1254, le miracle se reproduisait. Un nouveau reliquaire fut alors entrepris pour abriter la précieuse relique qui avait ainsi « deux fois laissé couler du sang », comme le rappelle l’inscription latine niellée qui court à la base du gâble central (hec Crux que voluxit nobis bis sanguine fluxit). Ce reliquaire, qui demeura à Floreffe jusqu’au début du XIXe siècle, se présente comme un grand polyptyque d’orfèvrerie, au caractère architectural accentué. Lorsqu’il est ouvert, la partie centrale laisse apparaître une grande arcature gothique couronnée de crochets, cantonnée de deux élégants clochetons et supportée par deux groupes de fines colonnettes. A l’intérieur de cet écrin rehaussé de plaques niellées qui alternent avec des plaques de feuillages en faux filigrane et pierreries, deux statuettes d’anges en ronde bosse, debout, soutiennent et exaltent la croix reliquaire amovible, aujourd’hui vide. De chaque côté de la partie centrale, sont attachés deux volets mobiles articulés entre eux et soulignés de crochets à la partie supérieure. Rythmés de moulures saillantes, ils comportent deux rangées de statuettes d’argent doré en semi-ronde bosse, abritées sous des dais architecturés, groupées trois par trois, qui représentent quatre épisodes de la Passion : Flagellation et Crucifixion, à gauche, Descente de Croix et Saintes Femmes au tombeau, à droite. Sur les deux volets extérieurs, ces statuettes sont surmontées d’un ange porteur des instruments de la Passion. Le revers du polyptyque est entièrement occupé par cinq grandes plaques de cuivre ciselé, gravé et doré avec, au centre, la Crucifixion et, de part et d’autre, saint Pierre et la Vierge d’Annonciation, saint Paul et l’ange d’Annonciation, de sorte que l’ange et la Vierge se font face lorsque les volets sont fermés. Enfin, sur les deux clochetons de la partie centrale, les figures de l’Eglise et de la Synagogue, les Vierges sages et les Vierges folles, ainsi que deux prophètes, complètent le programme iconographique du reliquaire, centré autour des thèmes de l’Incarnation (Annonciation) et de la Passion. Le polyptyque de Floreffe paraît être l’œuvre de plusieurs orfèvres qui ont pu collaborer ou travailler successivement dans le troisième quart du XIIIe siècle.

Cuve en forme de baignoire, d'une paire (OA 5295 bis)

General Collection

Cuve en forme de baignoire, d'une paire (OA 5295 bis)

by Unknown Artist

Musée du Louvre

Cuve ovale en porphyre vert, bronze ciselé et doré

Figure d'applique : Christ en croix en bronze doré

Decorative Arts

Figure d'applique : Christ en croix en bronze doré

by Anonyme

Musée du Louvre

Le bronze doré possède un modelé puissant mais également de nombreux détails tracés de façon très graphique et décorative et ajoutés par gravure et par ciselure.

Carreau : lettre B gothique

Decorative Arts

Carreau : lettre B gothique

by Anonyme

Musée du Louvre

Lettre B gothique devant une branche de feuilles de chêne sur fond orné de groupes de trois points. Décor bleu et manganèse sur fond blanc.

Plaque de reliure : Jugement de Salomon

Decorative Arts

Plaque de reliure : Jugement de Salomon

by Anonyme

Musée du Louvre

Les deux plaques étaient fixées sur une même reliure du trésor de Saint-Denis, celle de Salomon se trouvait au revers et était entourée d'une bordure estampée de fleur de lis : elles sont décrites dans l'inventaire de 1534, sur la couverture d'un manuscrit du 11ème siècle (Paris, BnF, nouv. acq. latine 307). En 1647, sur l'ordre du Grand Prieur dom Bernard Aubert, l'un des plats fut détaché pour être transféré sur un autre manuscrit.

Plaque de reliure : David dictant les Psaumes

Decorative Arts

Plaque de reliure : David dictant les Psaumes

by Anonyme

Musée du Louvre

Les deux plaques étaient fixées sur une même reliure, celle de David était sertie dans une monture d'orfèvrerie rehaussée de pierres précieuse : elles sont décrites dans l'inventaire de 1534, sur la couverture d'un manuscrit du 11ème siècle (Paris, BnF, nouv. acq. latine 307). En 1647, sur l'ordre du Grand Prieur dom Bernard Aubert, l'un des plats fut détaché pour être transféré sur un autre manuscrit.

Couvercle à glissière du reliquaire de la Pierre du Sépulcre du Christ : Croix triomphale

Decorative Arts

Couvercle à glissière du reliquaire de la Pierre du Sépulcre du Christ : Croix triomphale

by Anonyme

Musée du Louvre

Le couvercle est bordé de glissières sur trois de ses tranches, la quatrième, plane, étant ornée d'une frise de rinceaux stylisés. La face supérieure, recouverte d'argent doré repoussé, présente une grande croix gemmée sur un fond étoilé surgissant de deux acanthes et cantonnée des sigles du nom du Christ inscrits dans des médaillons polylobés ; le revers, peint, porte une inscription de lettres d'or sur un fond bleu foncé.

Vase d’Aliénor

Decorative Arts

Vase d’Aliénor

by Anonyme

Musée du Louvre

Le vase en cristal de roche donné par Aliénor d'Aquitaine, alors reine de France, a été doté d'une monture et constitue l'un des trois vases de l'abbé Suger au Louvre. Le récipient de cristal de roche porte un décor alvéolé et pourrait être un vase sassanide (VIe-VIIe siècle) ou postsassanide (IXe-Xe siècle). La monture est en argent doré. Le socle est composé de quatre parties successives : une bande portant l'inscription niellée, une bordure filigranée et gemmée, une bordure où se développent fleurons et filigranes, et, enfin, une bande lisse. Le col est également formé de bandes alternées, renflées ou cylindriques, lisses, filigranées ou gemmées. Les pierres précieuses sont serties dans des bâtes simples, à bord dentelé. Elles alternent avec une paire de perles sur la base. Les filigranes qui entourent les pierres sont d'un type particulier : ils sont doubles, assez gros et perlés et ont pour caractéristique d'être utilisés par masses compactes se détachant sur fond lisse et brillant. Etat actuel : La panse du vase est piriforme, elle se prolonge en un col d'environ deux centimètres de haut caché par la monture. Ce vase est resté intact jusqu'au XVIIIe siècle. Aujourd'hui, il porte plusieurs fractures et éclats et a été restauré. Le cristal est entièrement gravé d'un réseau de "nids d'abeilles", formé par la juxtaposition de petits hexagones concaves disposés sur vingt-deux ou vingt-trois rangées. Il porte sur son pied l'inscription niellée où l'abbé Suger, dans deux vers ("versiculi" latins), résume l'histoire complexe du vase en cristal de roche.

Reliquaire quadrilobé

Decorative Arts

Reliquaire quadrilobé

by Anonyme

Musée du Louvre

L'épaisse âme de bois qui constitue le corps de l'objet est évidée au centre et au milieu de chaque lobe pour recevoir les reliques ; deux de celles-ci - des fragments d'os - sont encore conservées. Les inscriptions à l'encre désignant ces reliques sont malheureusement indéchiffrables. Le volet de cuivre doré monté sur charnière, formé de deux feuilles accolées, s'ouvre donc aujourd'hui directement sur l'âme de bois ; il est découpé, à l'avers et au revers, pour enserrer les cinq gros cabochons de verre coloré - vingt-neuf seulement sont aujourd'hui conservés - ; à l'avers son fond est strié et des bordures de petits cercles entourent les gros cabochons ; au revers, les cabochons sont entourés de la même bordure de petits cercles mais le fond est lisse. L'âme de bois est, sur l'autre face, revêtue de deux plaques de cuivre doré fixées par de petits clous. La première recouvre le centre et trois des lobes, la seconde le lobe droit. Ces plaques sont ornées des figures gravées du Christ en majesté et des quatre évangélistes assis à leur pupitre, réservées sur un fond strié parsemé de petites rosettes. La tranche est revêtue d'une feuille de cuivre doré portant un quadrillage losangé orné de rosettes estampées, remplacée, sur la moitié inférieure droite, par une feuille semblable mais dont le quadrillage, plus serré, ne porte aucun décor.

Candélabre à cinq lumières d'une paire (voir aussi OA 10524)

Decorative Arts

Candélabre à cinq lumières d'une paire (voir aussi OA 10524)

by Anonyme

Musée du Louvre

Reposant sur un socle de marbre portor à dix pans, le candélabre est constitué d'une grande figure de bronze patiné représentant une faunesse prenant appui sur un tronc d'arbre, portant une corne d'abondance torsadée d'où sortent quatre bras de lumière accompagnés de fleurs ; au centre, une tulipe forme une cinquième bobèche. Aux pieds de la faunesse est jetée une aiguière en bronze doré.

Panneau d'un coffret composite : scène de chasse

Decorative Arts

Panneau d'un coffret composite : scène de chasse

by Anonyme

Musée du Louvre

Les longs panneaux sont rythmés par les moulures plates sur lesquelles étaient à l’origine fixées les ferrures. A (OA 10960) : deux hommes sauvages s’en prennent à une jeune femme vêtue d’une longue robe. Un chevalier délivre la jeune femme et transperce l’un des hommes sauvages de sa lance. Il emmène la jeune femme sur son cheval. La jeune femme fait entrer le chevalier dans un château aux tours crénelées. Sous l’emplacement réservé à la serrure est couché un lion. B (OA 10959) : dans une forêt, un couple chevauche. La jeune femme, couronnée, couverte d’une guimpe et d’un grand manteau, semble enlever le capuchon d’un faucon. Le jeune homme tient un faucon sur son poing. Un chien court entre les jambes des chevaux. Plus loin, une femme à cheval agite un leurre et un jeune homme portant un faucon est agenouillé auprès d’une source ou d’une fontaine. C (OA 10958) : le dieu d’Amour, placé dans un arbre comme le veut une iconographie assez répandue, perce de ses flèches un couple d’amoureux. Un couple chevauche, semblable à celui du premier panneau, mais la jeune femme ne porte pas de guimpe ; un valet les suit. La troisième scène montre Tristan et Yseult près de la fontaine, sous un arbre où se cache le roi Marc. Enfin, un couple joue aux échecs sous une tente dont les rideaux sont relevés : le fait que la jeune femme soit couronnée permettrait d’y reconnaître Tristan et Yseult (cf. OA 117). D (OA 10957) : sur le dernier panneau est représentée la fin de la chasse du cerf blanc. Deux jeunes femmes, dont l'une est couronnée, se tiennent en haut des murailles d'un château, dont la herse est relevée ; elles assistent au retour d'un groupe de chasseurs : l'un d'eux brandit une tête de cerf. Le travail est en relief peu accentué. Le style, parfois un peu sommaire et rapide, est vif et narratif. Bien différent de celui, ample et doux, des premières décennies du siècle, il correspond au courant des années 1330-1350, que l’on observe aussi sur certains coffrets tel celui de la « châtelaine de Vergy » (MRR 77). La diversité du choix des sujets montre que ces panneaux proviennent d’un « coffret composite », type de coffret qui réunissait diverses scènes inspirées de romans à la mode. Les 4 panneaux (OA 10957 à 10960) provenant de ce coffret étaient, avant 1880, incrustés dans un panneau de bois teint en rouge (SN 117 - première moitié du XIXe s.?), orné de dessins à l'encre et aux armes de la famille de Mailly, avec 2 autres plaques d'ivoire d'autre provenance (Italie, XVe s.). La plaque de bois étant gauchie et dangereuse pour les ivoires, ils en ont été extraits.

Crosseron au serpent

Decorative Arts

Crosseron au serpent

by Anonyme

Musée du Louvre

Crosse à volute terminée par une tête de serpent en rond-de-bosse, la gueule ouverte, les yeux formés chacun par une perle d'émail. Décor réservé en or sur fond bleu d'une frise de rinceaux fleuris. Crête fine, en dents de scie. Noeud en boule aplatie, avec quatre médaillons circulaires à ange ailé. Douille cylindrique et courte, à deux rangs superposés de rinceaux à fleurs.