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Diptyque consulaire d'Aréobindus (feuillet droit)

General Collection

Diptyque consulaire d'Aréobindus (feuillet droit)

by Anonyme

Musée du Louvre

Les deux feuillets A et B étaient, à l'origine, réunis par des charnières. Les cuvettes pour la cire, au revers, rabotées mais encore visible, prouvent l'utilisation de ce diptyque comme une tablette à écrire. Les deux feuillets, bordés d'une double mouluration, portent le même décor ; deux longues palmettes, nouées en haut et en bas pour former un losange, dont les extrémités s'épanouissent en fleuron. Au centre du losange est placé le médaillon bordé d'un motif de palmettes stylisées, renfermant le portrait du consul. Ce dernier est représenté en buste, revêtu de la trabea picta richement ornée, tenant le sceptre et la mappa, le tissu qu'il agitait pour donner le signal du commencement des jeux. Le monogramme en lettres grecques du nom du consul est sculpté en haut relief, au-dessus et au-dessous du médaillon. Il s'agit d'Areobindus consul à Constantinople en 506. Il était d'usage, pour le consul qui venait de prendre sa charge, d'envoyer ces diptyques à des personnages importants qui avaient soutenu sa candidature. On connaît sept exemplaires des diptyques consulaires au nom d'Areobindus représenté à chaque fois de la même manière : le visage rond vu de face sous une épaisse chevelure dont la frange descend au ras des sourcils; les yeux sont grands, percés au trépan qui doit correspondre à une incrustation originelle de perle de verre.

Camée : Vierge orante

General Collection

Camée : Vierge orante

by Anonyme

Musée du Louvre

Le camée représente la Vierge en orante. Il est sculpté avec grande finesse dans un jaspe sanguin, vert taché de rouge. La finesse de l'exécution, l'aisance de la mise en page et la maîtrise technique justifierait une attribution aux ateliers de Constantinople. Le petit filet circulaire d'argent, gravé de festons, muni d'un anneau de suspension est moderne.

Panneau d'un coffret composite : épisode de l'Histoire des hommes sauvages

Decorative Arts

Panneau d'un coffret composite : épisode de l'Histoire des hommes sauvages

by Anonyme

Musée du Louvre

Les longs panneaux sont rythmés par les moulures plates sur lesquelles étaient à l’origine fixées les ferrures. A (OA 10960) : deux hommes sauvages s’en prennent à une jeune femme vêtue d’une longue robe. Un chevalier délivre la jeune femme et transperce l’un des hommes sauvages de sa lance. Il emmène la jeune femme sur son cheval. La jeune femme fait entrer le chevalier dans un château aux tours crénelées. Sous l’emplacement réservé à la serrure est couché un lion. B (OA 10959) : dans une forêt, un couple chevauche. La jeune femme, couronnée, couverte d’une guimpe et d’un grand manteau, semble enlever le capuchon d’un faucon. Le jeune homme tient un faucon sur son poing. Un chien court entre les jambes des chevaux. Plus loin, une femme à cheval agite un leurre et un jeune homme portant un faucon est agenouillé auprès d’une source ou d’une fontaine. C (OA 10958) : le dieu d’Amour, placé dans un arbre comme le veut une iconographie assez répandue, perce de ses flèches un couple d’amoureux. Un couple chevauche, semblable à celui du premier panneau, mais la jeune femme ne porte pas de guimpe ; un valet les suit. La troisième scène montre Tristan et Yseult près de la fontaine, sous un arbre où se cache le roi Marc. Enfin, un couple joue aux échecs sous une tente dont les rideaux sont relevés : le fait que la jeune femme soit couronnée permettrait d’y reconnaître Tristan et Yseult (cf. OA 117). D (OA 10957) : sur le dernier panneau est représentée la fin de la chasse du cerf blanc. Deux jeunes femmes, dont l'une est couronnée, se tiennent en haut des murailles d'un château, dont la herse est relevée ; elles assistent au retour d'un groupe de chasseurs : l'un d'eux brandit une tête de cerf. Le travail est en relief peu accentué. Le style, parfois un peu sommaire et rapide, est vif et narratif. Bien différent de celui, ample et doux, des premières décennies du siècle, il correspond au courant des années 1330-1350, que l’on observe aussi sur certains coffrets tel celui de la « châtelaine de Vergy » (MRR 77). La diversité du choix des sujets montre que ces panneaux proviennent d’un « coffret composite », type de coffret qui réunissait diverses scènes inspirées de romans à la mode. Les 4 panneaux (OA 10957 à 10960) provenant de ce coffret étaient, avant 1880, incrustés dans un panneau de bois teint en rouge (SN 117 - première moitié du XIXe s.?), orné de dessins à l'encre et aux armes de la famille de Mailly, avec 2 autres plaques d'ivoire d'autre provenance (Italie, XVe s.). La plaque de bois étant gauchie et dangereuse pour les ivoires, ils en ont été extraits.

Feuillet de diptyque en cinq parties : l'Empereur triomphant (Justinien ?)

Decorative Arts

Feuillet de diptyque en cinq parties : l'Empereur triomphant (Justinien ?)

by Anonyme

Musée du Louvre

Cet ivoire est le seul feuillet quasi complet de diptyque impérial subsistant de nos jours ; les feuillets étaient constitués d'un assemblage de cinq éléments. Seule manque aujourd'hui la plaquette de droite qui s'emboîtait, comme les autres, autour de la plaque centrale grâce à un système de rainures et d'onglets permettant la largeur importante de l'ensemble. Au centre du diptyque est sculpté en haut-relief le triomphe d'un empereur à cheval, Anastase (491-518) ou plutôt Justinien (527-565). À sa droite, aujourd'hui disparue, une allégorie de la Victoire, posée sur un globe gravé d'une croix, lui tendait autrefois une couronne. Une lance, tenue dans la main droite du cavalier et fichée dans le sol, retient un personnage barbu (un Perse ou un Scythe d'après le costume et le bonnet). Une femme, symbole de la Terre, est assise sous les sabots du cheval, elle s'empare du pied droit de l'empereur dans un geste de soumission. En haut du feuillet, le buste du Christ bénissant est accosté de Victoires ailées. À gauche, un militaire s'apprête à remettre au cavalier une statuette de Victoire ailée munie d'une couronne de laurier. En bas, les populations vaincues viennent verser le tribut au vainqueur. La vision du triomphe ainsi que la toute-puissance de l'empereur byzantin prédominent dans la composition. Au revers du feuillet, est inscrite toute une liste de noms de personnages du royaume d'Austrasie du VIIe siècle.

Plaque circulaire à décor de grotesques

Decorative Arts

Plaque circulaire à décor de grotesques

by Anonyme , Bos, Cornelis

Musée du Louvre

Bordure décorée d'une frise de rosettes à six pétales cernées de lignes dorées. Au centre, un savant décor de grotesques associe terme, mascaron et satyres dans une architecture fantaisiste, mélange de cuirs découpés et d’édicules antiques, ornée de guirlandes de fleurs et d’oiseaux. Le peintre émailleur a utilisé comme modèle une planche de grotesques de Cornelis Bos gravée vers 1550. Il a transformé les deux trophées d’armes en guirlandes de fruits et ajouté les oiseaux. Le pourtour du disque a été grugé, probablement avant l’émaillage (selon l’observation de la restauratrice Martine Bailly), pour permettre son insertion dans un cadre doré.

Candélabre à deux lumières, d'une paire (avec OA 5241 1)

General Collection

Candélabre à deux lumières, d'une paire (avec OA 5241 1)

by Unknown Artist

Musée du Louvre

Porcelaine de Chine et bronze ciselé et doré.

Chenet d'une paire appelée feu aux Chinois (avec OA 5146 1)

Decorative Arts

Chenet d'une paire appelée feu aux Chinois (avec OA 5146 1)

by Anonyme

Musée du Louvre

Le chenet se compose d'un ample enroulement terminé à sa partie supérieure par un large bouquet de feuillages et de fruits "chinois". L'autre extrémité de l'enroulement se rattache à une sorte de socle d'architecture sur lequel est posé un perroquet, devant un personnage chinois, une femme coiffée d'une aigrette à fleurs

Portrait équestre du dauphin, futur Louis XIII

General Collection

Portrait équestre du dauphin, futur Louis XIII

by futur Louis XIII

Musée du Louvre

Sur le tapis de selle, côté gauche "L" gravé. Socle jaspé bleu et manganèse.

Gobelet sur pied à décor à l'antique

Decorative Arts

Gobelet sur pied à décor à l'antique

by Anonyme

Musée du Louvre

Gobelet sur pied bas émaillé et doré. Deux sphinges affrontées, chacune assise sur une corne d'abondance et entourée de fleurs ; frises d'écailles dorées ponctuées de points d'émail blanc, entourés de points bleus ; pied évasé décoré de motifs ovales en émail blanc à imitation de côtes.

Gobelet sur pied : deux putti chevauchant des dauphins

Decorative Arts

Gobelet sur pied : deux putti chevauchant des dauphins

by Anonyme

Musée du Louvre

La coupe du gobelet est tronconique, légèrement évasée vers le haut, décorée d'un bandeau doré à motifs d'écailles, encadré de lignes de points émaillés bleus ; à sa base, un décor appliqué forme une collerette ; le décor historié représente deux putti chevauchant des dauphins, affrontés de part et d'un petit d'arbre. Le pied en forme de cornet, animé de côtes obtenues par "mezza stampaura", est rattaché à la coupe par trois noeuds superposés.

Gobelet sur pied : deux cavaliers montés sur des chevaux marins

Decorative Arts

Gobelet sur pied : deux cavaliers montés sur des chevaux marins

by Anonyme

Musée du Louvre

La coupe du gobelet est tronconique, décorée d'un bandeau doré à motifs d'écailles, encadré de lignes de points émaillés blancs ; à sa base, un décor appliqué forme une collerette ; le décor historié représente deux cavaliers portant des étendards, montés sur des chevaux marins. Le pied en forme de cornet, animé de côtes obtenues par "mezza stampaura", est rattaché à la coupe par une tige ornée d'un noeud et deux disques.

Equerre pliante

Decorative Arts

Equerre pliante

by Anonyme

Musée du Louvre

"Les deux branches de l’équerre sont assemblées à onglet. Elles sont munies d’un côté d’un picot avec logement correspondant ; de l’autre côté, l’une des branches et gravée d’une échelle de cinq « Pouces du Roy » (numérotés 1-5), dont le dernier pouce est sous-divisé en douze « Lignes ». Parallèlement, une autre échelle (de 4 pouces et demi) est divisée en onze parties et les dix autres numérotés de 10 à 100. Sur l’autre branche, une échelle de 4 pouces et demi (122 mm) est divisée en onze et vingt-deux parties égales avec doubles numérotation en sens inverse (1-9, dans un sens, et 1-19, dans l’autre sens) ; à chacune des extrémités, les premières parties sont sous-divisées en cent parties par dix transversales (numérotées 2, 4, 6, 8)." (Frémontier-Murphy, 2002)