Feuillet droit d'un diptyque à rosettes et sans arcature : l'Adoration des Mages ; la Mort de la Vierge

Decorative Arts

Feuillet droit d'un diptyque à rosettes et sans arcature : l'Adoration des Mages ; la Mort de la Vierge

Artist — Anonyme
Museum — Musée du Louvre

Artist

Anonyme

Category

Decorative Arts

Museum

Musée du Louvre

Description

Le feuillet est cerné d'une bordure plate et divisé en deux par une bande horizontale, soulignée d'un trait gravé. Deux frises de roses sont sculptées au-dessus de chaque scène. La lecture se fait de bas en haut. En bas, Adoration des Mages : la Vierge couronnée, trônant, tenant l'Enfant debout sur ses genoux, est entourée par deux anges dont les ailes sont sommairement sculptées sur le fond ; un Roi mage est agenouillé au premier plan, un second se tient derrière, désignant du doigt l'étoile sculptée au-dessus de la tête de la Vierge. A la partie supérieure, la Vierge est étendue sur un lit, entourée de deux groupes de six apôtres affligés. Debout derrière le lit, le Christ emporte dans ses bras l'âme de sa mère sous la forme d'une enfant ; sortant des nuées, les bras de deux anges agitent des encensoirs. Le volet gauche de ce diptyque est au Metropolitan Museum de New York (inv. 17-190-277, "1325-1350" datation de la base du Met et vallée de la Meuse / nord de la France pour le lieu de fabrication). Il représente, à la partie inférieure, l'Annonciation, la Visitation et, à droite, le troisième Roi mage qui participe à la scène de l'Adoration des Mages du feuillet du Louvre ; au-dessus, le Couronnement de la Vierge. Le style un peu rude de ce diptyque est caractérisé par des silhouettes de grande taille, aux petites têtes soignées, assez disproportionnées, et de grands drapés cassés en plis "à becs" très creusés et géométrisés. La présence inhabituelle de deux anges dans l’Adoration des Mages peut s’expliquer par une contamination de l’iconographie des triptyques où les Mages, placés sur le volet, accompagnent la Vierge glorieuse sculptée au centre, mais indique aussi un certain éloignement des sources iconographiques habituelles dans le milieu parisien. Traces de polychromie.