General Collection
Plaque d'iconostases : rosace
Artist
Anonyme
Category
General Collection
Museum
Musée du Louvre
Description
La plaque, en huit fragments, est décorée d'un petit médaillon central à représentation végétale, entourée de plusieurs rangées de pétales appliqués en quinconce et décorés de fleurs trilobées. L'ensemble de cette composition est inserée dans un double médaillon. Les angles de la plaque sont agrémentés d'une feuille verte, en forme de rais-de-coeur. Le motif de la rosace fut souvent utilisé par les artistes byzantins. On le retrouve notamment sur le suaire en soie, de saint Germain d'Auxerre, réalisé à Constantinople, vers l'An Mil. L'ensemble des plaques a été daté des IXe-XIe siècles, l'époque de la renaissance artistique à Constantinople sous les empereurs de la dynastie des Macédoniens (867-1056). Cette renaissance, au lendemain de la Crise iconoclaste, est caractérisée par un retour vers l'art antique et un attrait nouveau pour les arts d'inspiration orientale. La présence de la Vierge à l'Enfant parmi les quatre grandes plaques du Louvre, et celles de colonnes, de tores et de corniches, permettent de rapprocher ces éléments épars de ceux retrouvés dans les fouilles du "Monastère royal" à Preslav en Bulgarie entre 1969-1978. A partir des éléments retrouvés dans ces fouilles, il a été possible de reconstituer un revêtement d'un templon ou iconostase. L'iconostase, à l'origine des chancels du Bas-Empire, s'est développée dans les églises byzantines entre le IXe et le XIIe siècles, pour constituer bientôt une véritable cloison séparant le sanctuaire de la nef et supportant les icônes.